Grâce à des prix réduits, une gamme de vêtements tendance et un renouvellement perpétuel, H&M est un des leaders dans le marché du prêt à porter. L’enseigne tend à développer, depuis 2004, la tendance du coton bio dans ses vêtements. (Voir site)
Penchons nous sur les moyens de communication qu’utilise H&M pour mettre en avant ses actions de développement durable et en particulier l’utilisation de matières écologiques dans ses produits (le coton bio, la laine bio, le lin bio, le coton recyclé, le polyester recyclé, le polyamide recyclé, la laine recyclée).
1. H&M s’engage depuis 2004 à utiliser de plus en plus de coton de culture biologique, c’est-à-dire un coton cultivé sans apport de pesticides chimiques et d’engrais synthétiques. Sur chaque vêtement entièrement conçu en coton biologique vous retrouverez inscrit « Organic Cotton » sur l’étiquette.
2. H&M communique également sur son investissement dans la confection de vêtement en coton biologique à travers sa présence dans l’organisation Organic Exchange qui promeut la culture de coton biologique.
3. H&M collabore avec Better Cotton Initiative qui tente de réduire les effets négatifs de la production de coton conventionnel que ce soit au niveau sociétal et environnemental.

4. H&M a obtenu depuis 2005 le label écologique de l’Union européenne pour sa gamme de vêtements basiques pour bébé. Ce label leur assure la limitation de l’emploi de substances nocives, une réduction de la pollution des eaux à travers la chaîne de production, une résistance des coupes et des couleurs et surtout une restriction des produits chimiques pour la marque.
5. H&M s’engage auprès de nombreuses causes que vous pourrez retrouver sur le site dans la rubrique H&M soutient.
Pour les addicts de shopping et d’H&M, n’hésitez pas à consulter Mode L de Com’.
Félicitation pour tout ce travail, pour tout ce temps passé et pour les messages délivrés !
Continues, encore et encore, car c’est de ça qu’on a besoin pour l’avenir !
Je te fais des bisous
Merci bcp!!
A bientôt! Bises!
Le coton bio à la portée de toutes les bourses : OK.
Espérons que ce ne soit pas au détriment de “petites mains” sous payées car les petits prix sont souvent dûs à l’exploitation d’une main d’oeuvre pas chère.
L’écolabel (ou label écologique européen) est attribué aux produits et services qui respectent certains critères écologiques et uniquement écologiques. Il faudrait aussi voir les conditions “sociales”, “humaines” de fabrication du produit.
Mais je m’égare… Au point de vue “publicité”, l’impact écolo marque sans nul doute un point pour H&M.
Il est vrai qu’on ne peut pas certifier que la partie production des vêtements soit faite dans de bonnes conditions pour l’homme. Espèrons qu’elle le soit. Mais il est quand même intéressant de souligner l’investissement d’H&M dans le coton biologique. Si une grande chaîne de prêt à porter, avec une si grande influence sur la mode actuelle, peut faire évoluer les choses dans le secteur ce sera un pas en avant !
Quand je faisais mon stage d’assistante d’attachée de presse, on s’occupait d’une marque de vêtements bio nommée Sobosibio, ça peut peut-être t’intéresser.
Bonjour,
Au hasard de mes voyages sur le Net, je tombe sur votre blog qui est intéressant et sur cette note. Comme vous invitez les lecteurs à fournir leur point de vue, je dirais que la communication des entreprises (et des grandes marques du prêt à porter) sur leur engagement dans le développement durable connaît actuellement quelques accros ! H&M fait justement partie des marques épinglées pour fraude au niveau de la certification bio de leurs vêtements. C’est évidemment une très mauvaise image de marque qu’ils donnent là. C’est d’autant plus regrettable que le bio (vêtements ou autres) n’a pas besoin d’être dénigré car il y a suffisamment de critiques à son égard… Ce sont de fait les “petites” marques du prêt-à -porter bio éthique qui en subissent les conséquences.
http://www.letempsestdoux.com/blog/index.php?post/2010/01/Les-marques-HM-et-CA-vendraient-du-coton-bio-indien-pollué-par-les-OGM
Bonjour,
Je vous remercie pour votre commentaire. C’est une info très intéressante et enrichissante pour mon article sur H&M. Je propose d’ailleurs à tous de consulter votre article sur le coton bio indien en partie pollué par les OGM (voir lien ci-dessus).
J’ai souhaité, ici, montrer une communication verte via des partenariats pour varier les moyens de com utilisés par les entreprises. H&M étant un bon exemple à ce niveau là avec de nombreux partenariats en relation avec des organismes certifiant le coton bio. Mais bon c’est une grande chaine industrielle et je pense qu’il est difficile pour ce genre d’entreprise d’être écologique dans toute la chaine de production et on le constate bien avec votre article. Plus facile de paraitre…
Bien évidemment les petites marques de prêt à porter bio sont par conséquent touchées par ces mauvaises actions. Mais je pense que le fait qu’elles soient de plus petites tailles et non soumises à une vente “industrielle de masse”, leur permet d’avoir une image plus respectable auprès des consommateurs qui parviennent à faire la différence.
–> letempsestdoux.com/blog/index.php
Merci pour votre réponse détaillée. Je me permets toutefois une autre remarque à propos de ce que vous dites précédemment à propos d’H&M “c’est une grande chaine industrielle et je pense qu’il est difficile pour ce genre d’entreprise d’être écologique dans toute la chaine de production”. Je ne suis pas d’accord sur ce point. Car étant une “grande” marque de prêt-à-porter, ils bénéficient de “grands” moyens financiers qui leur permettent en principe de contrôler ce qui doit l’être. Par ailleurs, en ce qui concerne ce problème de fraude au coton bio à laquelle H&M et C&A sont confrontés, on peut se poser la question du rôle joué par les organismes de certification. Les consommateurs font bien sûr la différence entre une petite marque et ses engagements et les grandes chaînes de vêtements qui se mettent au bio. Mais d’un autre côté, ils apprécient d’acheter chez H&M un tee-shirt en coton bio qu’il ne paieront même pas 10 €… Donc, cette reconnaissance de la clientèle pour les petites marques, c’est loin d’être une évidence.
Mes pensées allaient dans le sens qu’étant donné qu’une grande chaîne doit fournir toujours plus de produits dans des délais toujours plus courts et avec un coût toujours plus rentable… forcément c’est plus difficile (dans ce sens là) d’être écologique tout au long de la chaine de production. Ensuite la question des moyens financiers est souvent très délicate… on peut rejoindre ici l’idée qu’H&M fait du greenwashing et profite de la tendance développement durable pour sensibiliser ses clients mais dans un but lucratif et non écologique (cf coton bio OGM).
En ce qui concerne les organismes certificateurs vous avez raison pour certains cas, on peut se demander s’ils prennent vraiment le temps d’évaluer la totalité de la chaine de production des entreprises. Malheureusement, les labels et organismes ont chacun “leurs degrés” d’écologie qui sont pour la plupart méconnus par les clients.
Peut-être faudrait-il davantage sensibiliser les consommateurs sur la valeur des produits éthiques et être plus stricte sur le contrôle des organismes de certification.
En ce qui concerne la sensibilisation des consommateurs aux produits éthiques ou équitables, je suis évidemment totalement d’accord ! Cela étant, je suis parfaitement consciente que dans le contexte économique actuel, cette communication (sur des produits éthiques mais plus chers à l’achat) est très délicate à faire passer auprès de gens qui cherchent à boucler chaque mois leur budget. Mais c’est faisable sur le long terme, j’en suis convaincue. Quant aux organismes certificateurs, il est parfaitement évident qu’il y a désormais un problème de confiance et de rigueur à résoudre. Même pour une petite marque, le problème de la certification reste désormais posé ! Et c’est bien ennuyeux…